Table des matières
- Découvrez les atouts de la filière porcine
- Tout ce qu'il faut savoir sur l'élevage des porcs.
- La production porcine dans l'économie mondiale, européenne et française
- Les éleveurs porcins s’engagent…
- 1. Pour l’environnement
- 2. Pour la production d’énergie renouvelable
- 3. Pour le bien-être animal
- 4. Pour la santé publique
- 5. Pour le bien-être des hommes et des femmes qui travaillent en élevage
- Pour aller plus loin...
Découvrez les atouts de la filière porcine
La filière porcine est dans une démarche de progrès continue
Tout ce qu'il faut savoir sur l'élevage des porcs.
L’alimentation des porcs
L’alimentation peut être distribué sous forme :
De granulés (ou alimentation sèche)
De soupe (farine mélangée à de l’eau)
Le logement des porcs
95% : Bâtiment caillebotis
4% : Bâtiment litière
<1% : Plein-air
La production porcine Française
En France, les viandes et charcuterie de porc sont la deuxième viande consommée (après la volaille depuis 2024). La quantité consommée par habitant est stable avec environ 30,6kg/an en moyenne.
95% des consommateurs reconnaissent le logo Le Porc Français et 89% d’entre eux en achètent régulièrement.
On constate néanmoins depuis quelques années une baisse de la production nationale de -1% à -8% selon les régions.
Si on ne stoppe pas cette tendance, la France deviendra dépendante de l’importation. Le maintien de la production porcine est donc bien un enjeu de politique agricole, alimentaire et rurale et de filière.
95 % des Français consomment de la charcuterie
67% des Français consomment de la charcuterie au moins 1 fois/semaine
75 % de la production porcine française est transformée en charcuterie en 450 spécialités reflétant la variété des terroirs et des savoir-faire des établissements de charcuterie-salaison.
La production porcine dans l'économie mondiale, européenne et française
Découvrez les grands chiffres de l'économie de la filière porcine avec la présentation de Vincent Chatellier, ingénieur de recherche en économie à l'INRAE
Vous voulez en apprendre plus ? Téléchargez toute la présentation de Vincent Chatellier sur la filière porcine française face à la concurrence européenne et mondiale !
Les éleveurs porcins s’engagent…
1. Pour l’environnement
Le recyclage des co-produits en protéines animales
En consommant des aliments qui ne peuvent pas être consommés par l’Homme, le porc est un véritable atout anti-gaspi. Il est notamment capable de valoriser :
les pains et viennoiseries non consommables par l’Homme
le lactosérum issue de la transformation laitière
les tourteaux issus de la fabrication de l’huile
les sons et autres issues de la transformation des céréales
Dans certains élevages, ces co-produits de l’industrie agro-alimentaire peuvent représenter jusqu’à 60% de la ration !
Le porc est un producteur net de protéines consommables par l’Homme, c’est-à-dire qu’il restitue plus de protéines qu’il n’en consomme à l’alimentation humaine.
Il n’y a donc pas de concurrence avec l’alimentation humaine !
La gestion raisonnée des effluents pour ne pas avoir recours aux engrais de synthèse
Les effluents porcins (et notamment le lisier) agissent comme des engrais naturels permettant de sécuriser les rendements des prairies et autres productions végétales. La matière organique présente dans le lisier nourrit le sol et ses micro-organismes et remplace ainsi les engrais de synthèse.
Le lisier permet donc de faire pousser les céréales qui vont à leur tour nourrir les porcs !
Les conditions d’utilisation des effluents porcins sont strictement encadrées par la réglementation.
L’impact sur le changement climatique de l’élevage porcin
Le porc est une des viandes les moins impactantes pour l’environnement avec une moyenne de 2,80 kg de CO2equ/kg vif sortie élevage produit.
La modernisation des élevages permet de prendre en compte les impacts sur l’environnement (gaz à effet de serre, mais également émissions d’azote, d’ammoniac, consommation d’eau et d’énergie, …) et de les limiter au maximum.
2. Pour la production d’énergie renouvelable
Les effluents d’élevage peuvent également être utilisés en méthanisation pour produire du biogaz. En captant les émissions de gaz à effet de serre, cette méthode participe activement à la lutte contre le dérèglement climatique.
De nombreux élevages investissent dans des panneaux photovoltaïques installés sur les toitures des bâtiments ou dans des trackers solaires (panneaux solaires qui suivent la trajectoire du soleil pour augmenter la production) pour produire de l’électricité verte.
3. Pour le bien-être animal
La réglementation a imposé beaucoup de changements dans la prise en compte du bien-être des animaux, notamment avec les avancées de la science à ce sujet : mise à disposition de matériaux d’enrichissement, lumière 8h/jour au minimum, prise en charge de la douleur pendant la castration, etc…).
Ces changements réglementaires ont imposé des investissements, parfois très conséquents, en matériel et en temps de travail pour les éleveurs.
Beaucoup d’entre eux s’engagent et investissent même bien au-delà des obligations réglementaires :
construction et/ou rénovation permettant de limiter la durée de contention des animaux, notamment les truies en maternité, tout en préservant la santé des porcelets et la sécurité des éleveurs.
investissement dans des racleurs (qui permettent de limiter les émissions d’ammoniac et d’améliorer l’ambiance des salles), brumisateurs (meilleure gestion des températures en été), etc…
recherche de débouchés pour les mâles entiers (arrêt de la castration)
Depuis le 01/01/2022, un référent bien-être animal est désigné par site d’élevage, il doit suivre une formation spécifique .
Le bien-être est une préoccupation constante de l’éleveur
Pour évaluer le bien-être de leurs animaux, les éleveurs se basent sur leurs observations mais également sur les évolutions scientifiques et les éléments mis à leur disposition pour pouvoir le faire.
Cependant, la recherche du bien-être des animaux est contrainte par certaines réalités de type :
économiques (l’éleveur doit pouvoir vendre ses animaux et continuer à vivre de son métier)
sociales (limiter la pénibilité du travail)
sanitaires (limiter tout risque sanitaire pour le consommateur)
La taille de l’élevage n’influence en rien le bien-être des animaux qui y sont élevés !
Les normes de bien-être animal sont les mêmes pour tous les élevages français, quelle que soit leur taille.
4. Pour la santé publique
Les antibiotiques ce n’est pas automatique !
L’exposition des animaux d’élevage aux antibiotiques a drastiquement diminué, notamment pour la filière porcine : -56% en 10 ans
Plusieurs pratiques d’élevage ont permis de pouvoir atteindre ces diminutions : mise en place de mesures de biosécurité (« gestes barrières » en élevage), développement de la vaccination, etc…
En diminuant l’exposition aux antibiotiques, l’élevage est engagé dans la lutte contre l’antibiorésistance.
Cependant, un éleveur ne se privera jamais d’utiliser un antibiotique si la santé d’un animal le nécessite !
L’Héparine
Le mucus porcin permet de produire de l’héparine, un anti-coagulant qui joue un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.
5. Pour le bien-être des hommes et des femmes qui travaillent en élevage
Avoir du temps pour soi
En développant la taille des exploitations, on augmente aussi le nombre de personnes qui y travaillent. Les temps d’astreinte sont partagés entre tous afin d’avoir des week-ends libres et des vacances.
Limiter la pénibilité
Les tâches les plus pénibles et physiques sont de plus en plus automatisées : distribution de l’aliment, lavage, etc… cela permet de mieux vivre son travail
Apporter du confort au travail
En apportant du confort aux animaux, les bâtiments d’élevage ont également apporté du confort aux Hommes en les protégeant des conditions climatiques.
Pour aller plus loin...
Découvrez les engagements de la filière en faveur de la responsabilité sociétale à travers la démarche Demain Le Porc :